Le Forum du CNRS « Que reste-t-il à découvrir ? »

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Le CNRS vous donne rendez-vous le 19 novembre 2016 à la Cité des échanges de Marcq-en-Baroeul pour un moment privilégié d’échanges et de débats.

Les chercheurs présents, dont un de nos mentors Alexandre Le Tiec, vous raconteront les grandes découvertes de l’année telles que les ondes gravitationnelles ou Bruniquel, la plus ancienne grotte habitée du monde ; échangeront avec vous sur les applications de demain grâce aux microalgues, à l’impression 3D ou aux nouvelles technologies pour la santé ; et débattront avec vous sur des grandes problématiques comme l’épigénétique ou les origines de la vie.

Ne ratez pas ce rendez-vous exceptionnel, agrémenté de démonstrations de plusieurs laboratoires de la région Hauts-de-France.

Evénement libre sur inscription. Plus d’informations en cliquant sur le lien suivant : http://leforum.cnrs.fr.

Découvrez les chercheurs : Alexandre Le Tiec

alexandre le tiec

Alexandre est astrophysicien à l’Observatoire de Paris. Ses recherches portent sur les trous noirs, les ondes gravitationnelles et la matière sombre. Après un doctorat à l’Institut d’Astrophysique de Paris, il a traversé l’Atlantique afin de continuer ses recherches à l’Université du Maryland, aux États-Unis, avant de rentrer en France comme chargé de recherche au CNRS.

Cette année, Alexandre parraine la classe de CM1 Bleu de François Jourdain, à l’École du Petit Saint Grégoire à Tours. Il aide de jeunes Savanturiers à explorer certaines des facettes de notre Univers : Pourquoi y a-t-il des éclipses ? Peut-on respirer sur la Lune ? Le Soleil tourne-t-il autour de la Terre ?

Découvrez les chercheurs : Vincent Reveret

vincent reveret

Vincent est astrophysicien-instrumentaliste au CEA Saclay près de paris. Il est spécialiste des instruments et des méthodes d’observation de l’Univers dans le domaine infrarouge. Il a étudié à l’Université de Clarmond-Ferrand puis à Nottingham en Angleterre avant de faire une thèse au CEA sur un nouveau type de détecteur. Il est parti ensuite pendant 4ans au Chili, pour y travailler comme astronome ur le télescope européen APEX, situé à 5000m d’altitude dans le désert de l’Atacama. Actuellement, il développe de nouveaux instruments pour tenter de détecter d’infimes variations de certaines propriétés de la lumière émise par le big-bang lui-même, afin de comprendre les tous premiers instants de l’univers.

Vincent collabore avec Donatella Pavolini, la directrice de l’école de Janvry en Essonne sur un projet lié à la lumière, sous toutes ses formes. Il intervient notamment pour illustrer de façon pratique le rayonnement infrarouge et dans le cadre de l’installation d’une caméra sur le télescope au Chili, il initie les élèves aux subtilités et merveilles de la recherche en astrophysique.

Découvrez les chercheurs : Laurent Pagani

laurent pagani

Après avoir fait des études dans un école d’ingénieurs (Télécom ParisTech) lui offrant la possibilité de poursuivre en radioastronomie en Grande-Bretagne, Laurent Pagani s’est retrouvé à faire une thèse en astronomie puis a été embauché sur un poste CNRS à l’observatoire de Paris où nous pouvons encore, 30 ans plus tard, l’y retrouver comme directeur de recherche. Il se concentre sur les observations de régions de formations d’étoiles et de la modélisation, et s’intéresse aux nuages sombres dans notre Galaxie où les étoiles vont se former et parfois à des régions où les étoiles se sont déjà formées mais sont encore enfouies dans leur cocon. Il essaye ainsi de comprendre comment ces objets évoluent et pour cela de les caractériser.  Il étudie leur contenu en gaz et en poussières, s’intéressant à leur chimie comme à leur physique.

En 2015-2016, Laurent a parrainé la classe de CM1 d’Emilie Dibb de l’école Maryse Hilsz, Paris XX. Les élèves ont exploré quelques pistes comme expérimenter le barycentre du système Terre-Lune et construit une maquette du système solaire.

Visioconférence avec notre parrain chercheur

Nous avons fait une visioconférence avec notre parrain chercheur Daniel Cordier qui travaille au CNRS : le Centre National de Recherches Scientifiques.
Nous lui avons fait un compte rendu de nos expériences et recherches. Nous lui avons posé des questions. Il nous a aussi posé des questions et nous a aidé à mieux comprendre.
Nous avons pris des notes.

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Air, atmosphère et espace

Est-ce qu’un ballon ou une montgolfière peut aller jusque dans l’espace ?
Le ballon ne peut pas sortir de l’atmosphère. La couche d’atmosphère fait comme une bulle qui conserve une couche d’air autour de la planète Terre. C’est grâce à l’atmosphère qu’on a de l’air et qu’on peut respirer. Sans atmosphère ce serait le vide comme dans l’espace.

On lui a demandé avec quels gaz on peut faire voler une montgolfière. Il nous a dit qu’on n’utilise pas de gaz spécial pour faire voler une montgolfière, il n’y a que de l’air qui contient de l’oxygène, du dioxyde de carbone et des gaz rares.

Comme l’air, toutes les matières et gaz se dilatent avec la chaleur, même le métal. Par exemple la Tour Eiffel est plus grande en été qu’en hiver car le métal se dilate avec la chaleur !

La poussée d’Archimède

Dès qu’il y a un gaz ou un liquide il y a poussée d’Archimède. Par exemple notre corps subit la poussée d’Archimède dans l’air même si on ne la sent pas. On peut la sentir quand on est à la piscine, c’est la poussée d’Archimède qui nous fait flotter.

Il n’y a pas de pousseé d’Archimède dans l’espace car il y a le vide.

Que se passe-t-il quand de l’eau bout ? C’est d’abord l’eau au fond de la casserrole qui chauffe, elle devient plus légère que l’eau froide au dessus. Alors cette eau chaude remonte à la surface. Dans les bulles d’eau bouillante ce n’est pas de l’air mais de la vapeur d’eau.

Fabriquer une montgolfière miniature

Nous avons remarqué qu’aux bout d’un jour un ballon gonflé d’hélium laissé dans la classe se dégonfle et retombe. Pourquoi ?
Car il y a des micro trous dans le ballon si on regarde au microscope. Au bout d’un moment l’hélium s’échappe.

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Nous avons expliqué à notre parrain chercheur l’expérience de la montgolfière avec sac poubelle qui n’a pas fonctionné (avec deux sacs différents ça a fondu). Peut-on utiliser du tissu à la place ?
Notre parrain chercheur nous a dit qu’il faudrait pour notre montgolfière du papier de soie. C’est plus léger que le tissu et ça résiste mieux à la chaleur que le plastique.

La forme du ballon joue un rôle très importante pour que la poussée d’Archimède soit assez grande pour soulever le ballon. Avec la forme de goutte inversée on obtient une poussée d’Archimède maximale. On aurait aimé faire l’expérience mais nous n’avons plus le temps.

Une mini montgolfière peut monter jusqu’à 500 m environ.
Nous allons ajouter toutes ces informations dans notre Savantures Box : c’est notre boîte de connaissances.

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Savanturiers de l’univers, on vous met la tête à l’envers
@CM2_CHAPELLE

La réponse de notre parrain chercheur !

Daniel Cordier, notre parrain chercheur des Savanturiers a répondu à notre mail. Nous sommes très heureux de sa réponse. Nous le remercions de nous avoir répondu et envoyé des photos et documents de recherche.

Voici sa réponse :

Bonjour à tous,

 * Je vous félicite vraiment de vous lancer tous dans ce projet de ballon, je suis toujours très heureux de voir
de jeunes élèves s’intéresser aux sciences et s’y lancer avec enthousiasme. Comme vous vous en êtes
certainement déjà aperçu c’est un domaine très vaste et enrichissant.Je ferais une visioconférence avec vous avec plaisir mais le micro de mon ordinateur est en panne, je vais essayer
de trouver une solution à ce problème. Dans l’attente, je vais répondre à vos questions dans ce message.

Nos questions sur le métier de chercheur.

Comment devient-on chercheur ?

* Pour devenir chercheur il faut déjà être curieux : s’intéresser à un domaine particulier, ce qui peut être
la littérature médiévale comme la paléontologie, la biologie moléculaire comme l’électronique. Ensuite, il
faut être très persévérant : se poser des questions, puis y répondre prend du temps … et parfois beaucoup
de temps. Vous pouvez déjà vous en rendre compte au cours du projet que vous menez.

Finalement on doit avoir les diplômes nécessaires et être sélectionné pour rentrer dans un organisme comme
le CNRS (ce qui veut dire « Centre National de la Recherche Scientifique »).

Est-ce que c’est difficile de devenir chercheur au CNRS.

* Oui, c’est même très difficile. Il y a chaque année très peu de postes ouverts au concours, par exemple
en astrophysique ce nombre est de l’ordre de 5.

Avez-vous fait beaucoup d’études ?

* Oui, il faut faire un « master recherche » (bac+5) dans la discipline dans laquelle on veut travailler, puis
un thèse (3 ans supplémentaires, mais on est rémunéré). En général, on fait ensuite un séjour post-doctoral
à l’étranger (université, centre de recherche, …). Tous les chercheurs sont donc « docteurs ».

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que vous faites pendant votre travail.

* Comme je fais des simulations numériques, c’est à dire de gros calculs sur ordinateur, je dois programmer
beaucoup. « Programmer » c’est écrire des … « programmes » qui sont en fait des ensembles d’instructions que
l’ordinateur exécute ensuite. Par exemple, les jeux que vous utilisez sur vos ordinateurs sont des programmes,
les navigateurs internet également. Moi, j’écris des programmes qui n’existent pas dans le commerce, on ne peut
pas les acheter dans un magasin ou sur Internet, c’est moi qui les invente car il n’en existe pas pour ce que je veux
faire.

La deuxième tâche importante que je dois faire, c’est écrire des articles qui expliquent les résultats que j’ai obtenu.
Ces articles sont écrits en anglais et publiés dans des journaux spécialisés.

Le travail de chercheur est-il difficile ?

* c’est souvent très technique et il faut avoir des idées, toujours imaginer des solutions aux questions ou aux problèmes
qu’on se pose.

Partez-vous à l’étranger pour vos recherches ?

* La recherche scientifique est un travail international, je suis allé dans beaucoup de pays pour faire
des observations astronomiques, collaborer avec des collègues ou participer à des conférences.
Je suis donc allé : au Chili, aux USA, au Portugal, en Angleterre, en Espagne, en Italie et en Pologne.

Êtes-vous une équipe pour faire vos recherches ? Si oui pourquoi et combien de personnes ?

* cela dépend, souvent nous sommes plusieurs, mais dans  mon tout dernier article publié
je suis le seul auteur (je vous mets ces articles en pièces jointes). Au passage vous pourrez
voir que tous le travail se fait en anglais.

Avez-vous déjà eu envie d’abandonner une expérience. Si oui pourquoi et laquelle ?

* J’ai très rarement abandonné des expériences, c’est arrivé un fois, le collègue avec
qui je travaillais ne voulait pas poursuivre et je n’ai pas voulu mener le projet seul,
préférant faire autre chose.

Aimez-vous votre travail ?

* Oui bien sûr.

Nos questions sur le projet ballon.

Avez-vous déjà fait décoller un ballon ?

* Si j’ai bonne mémoire je me suis fabriqué une petite montgolfière en papier quand
j’étais petit garçon. Sinon, très récemment, avec mes enfants j’ai volé dans un ballon à Paris.
C’est un ballon captif, présent dans le parc André Citroën. Je vous ai mis une photo de ce
ballon en pièce jointe, vous pourrez voir que pour transporter des personnes (une dizaine
environ) il faut un très gros ballon.

Est-ce qu’avec un ballon on peut voir un OVNI ?

* Un ballon ne permet pas plus que d’autres situations de pouvoir observer un OVNI … si d’ailleurs
les OVNIs existent … ce dont je doute !

Faut-il du matériel spécial pour construire un ballon ?

* je pense qu’on peut se débrouiller assez bien avec du matériel courant.

Faut-il un permis pour faire décoller un ballon ?

* tout dépend de sa taille … et surtout de l’altitude jusqu’à laquelle il va s’élever … la circulation aérienne
suit des règles très strictes (un peu comme le code de la route) pour éviter au maximum les accidents
comme les avions qui s’écrasent.

Quelles sortes de ballons peut-on utiliser ?

Il faut un ballon léger et étanche (sauf à l’endroit où on chauffe si c’est une montgolfière)

Faut-il obligatoirement du feu pour faire décoller un ballon ?

* Non, il ne faut pas obligatoirement du feu … il faut obligatoirement un gaz
plus léger que l’air.

Quel type de gaz peut-on utiliser pour faire décoller un ballon ?

* On peut utiliser tous les gaz plus légers que l’air :
– de l’air chaud
– de l’hydrogène
– de l’hélium
tous produisent une force qu’on appelle la « poussée d’Archimède » qui tire le ballon vers le haut.
C’est aussi cette force qui fait flotter les bateaux : l’air qui est dans la coque des bateaux est
plus léger que l’eau …
Pour voler il faut que la « poussée d’Archimède » soit supérieure au poids … nous subissons tous
une poussée d’Archimède … mais comme elle bien inférieur à notre poids … nous ne volons pas
(ce qui est mieux car sinon nous serions constamment collés au plafond !)

Est-ce que le ballon volera à l’infini.

* Non c’est impossible pour plusieurs raisons :

1/ pour que le ballon vole il faut qu’il y ait de l’air autour de lui … sans air pas de poussée d’Archimède !
C’est pour cela que les ballons ne peuvent pas sortir de l’atmosphère terrestre et aller dans l’espace.

2/ le gaz qui est à l’intérieur finit toujours par se refroidir (si c’est une montgolfière) ou à fuir (si c’est
de l’hydrogène ou de l’hélium).

Est-ce que ça peut être dangereux si le ballon tombe sur quelqu’un ?

* si il a une nacelle lourde ou s’il y a du feu : oui bien sûr, cela peut être dangereux.

Peut-on localiser le ballon pendant qu’il vole ?

* oui, il y a deux possibilités :

1/ on l’observe de plusieurs endroits en même temps, et on peut calculer sa position par une méthode
qui s’appelle « méthode de triangulation ».
2/ si le ballon est suffisamment gros on peut mettre dans la nacelle des instruments électroniques (comme
un GPS) qui vont déterminer et transmettre sa position.

Vous pouvez voir le travail que nous faisons sur le blog des Savanturiers de l’univers :
 https://savanturiersdelunivers.wordpress.com/category/ecole-la-chapelle-cm2/ 
ou sur notre compte Twitter @CM2_CHAPELLE

* je viens de regarder ça : bravo ! Vous faites vraiment du bon travail !

Merci monsieur Cordier de prendre le temps de lire notre mail.
Nous sommes pressés d’avoir vos réponses ou de parler avec vous en visioconférence.


Les élèves de CM2 La Chapelle

Bonne continuation dans votre projet et à bientôt.

Daniel Cordier

|-Dr. Daniel Cordier
|-Chercheur CNRS/Research Scientist at CNRS
|-Université de Reims-Champagne-Ardenne — Labo GSMA — FRANCE

Lettre à notre parrain chercheur Savanturiers

Voici le mail que nous avons envoyé à notre parrain chercheur .

 

Bonjour M. Cordier, nous sommes les élèves de CM2 de l’école la Chapelle à Freyming-Merlebach en Moselle. Nous travaillons sur un projet ballon que nous aimerions faire voler dans le ciel ou dans l’espace.

Le maître nous a dit que vous êtes notre parrain chercheur pour ce projet Savanturiers de l’univers.
Nous avons déjà commencé à faire des recherches documentaires sur Internet, dans les livres de notre BCD et à la maison. Nous avons aussi commencé à travailler dans notre cahier de chercheur.
Nous aimerions vous contacter par visioconférence car nous avons beaucoup de questions à vous poser.
Nous avons deux catégories de questions. La première partie sur le métier de chercheur. La deuxième partie sur le projet ballon.
Nos questions sur le métier de chercheur.
Comment devient-on chercheur ?
Est-ce que c’est difficile de devenir chercheur au CNRS.
Avez-vous fait beaucoup d’études ?
Pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que vous faites pendant votre travail.
Le travail de chercheur est-il difficile ?
Partez-vous à l’étranger pour vos recherches ?
Êtes-vous une équipe pour faire vos recherches ? Si oui pourquoi et combien de personnes ?
Avez-vous déjà eu envie d’abandonner une expérience. Si oui pourquoi et laquelle ?
Aimez-vous votre travail ?
Nos questions sur le projet ballon.
Avez-vous déjà fait décoller un ballon ?
Est-ce qu’avec un ballon on peut voir un OVNI ?
Faut-il du matériel spécial pour construire un ballon ?
Faut-il un permis pour faire décoller un ballon ?
Quelles sortes de ballons peut-on utiliser ?
Faut-il obligatoirement du feu pour faire décoller un ballon ?
Quel type de gaz peut-on utiliser pour faire décoller un ballon ?
Est-ce que le ballon volera à l’infini.
Est-ce que ça peut être dangereux si le ballon tombe sur quelqu’un ?
Peut-on localiser le ballon pendant qu’il vole ?

Vous pouvez voir le travail que nous faisons sur le blog des Savanturiers de l’univers
https://savanturiersdelunivers.wordpress.com/category/ecole-la-chapelle-cm2/
ou sur notre compte Twitter @CM2_CHAPELLE

Merci monsieur Cordier de prendre le temps de lire notre mail.
Nous sommes pressés d’avoir vos réponses ou de parler avec vous en visioconférence.
Les élèves de CM2 La Chapelle